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Contemplatif

Sunnyside : La maison Johnson

Construite vers 1875, la maison Sunnyside est l'un des plus beaux témoins du patrimoine de Magog. Elle raconte l'histoire de la famille Johnson, dont le parcours est marqué par des personnages fascinants, des récits étonnants et une riche contribution à la vie locale.

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La légende Johnson

Autour, et même à l’intérieur, du lac Memphrémagog se trouvent d’innombrable mythes et légendes. La famille Johnson, derrière la construction de cette magnifique demeure, n’échappe pas à cette règle. 

Jonathan Johnson V (1760-1830), l’ancêtre des Johnson de Magog, un vétéran de l’armée continentale, s’établit dans le Canton de Hatley en 1802.

De son vivant, J. Johnson ne connut pas la célébrité. C’est dans les années 1860, plus de 30 ans après sa mort, que son fils, Abel, racontera l’incroyable histoire de son père à un historien qui la rapportera ensuite dans les journaux et dans l’un de ses livres. L’histoire va comme suit. Johnson aurait participé à la bataille de Ticonderoga (on ne sait s’il s’agit de la prise du fort en 1775 ou du siège en 1777) et y aurait été fait prisonnier par des autochtones à la solde des Britanniques. Brutalement torturés, lui et les autres soldats auraient été sauvés par le fait que l’un de leurs bourreaux ait appartenu, comme l’un des militaires, aux Francs-Maçons. Ainsi, ils auraient survécu jusqu’au camps de prisonniers de Québec et y auraient passé 3 ans avant d’être renvoyés vers la Nouvelle-Angleterre.

Belle légende…qui n’est pas soutenue par les sources. Il s’avère que Johnson a plutôt été capturé lors de la Bataille de Cobleskill dans l’État de New-York, plus au sud que Ticonderoga, le 30 mai 1778 par les troupes loyalistes de Sir John Johnson. Envoyé à Québec, semble-t-il sans torture, il est renvoyé aux États-Unis depuis Baie-Saint-Paul en avril 1780.

Sunnyside

C’est le fils de J. Johnson, Abel Boynton (1803-1867) qui viendra s’établir à Magog en 1832. Bien qu’il ait épousé la petite-fille d’Ebenezer Hovey, il n’a pas de liens directs avec l’incroyable Manoir Hovey de North Hatley. Il choisit donc l’immensité du Memphrémagog, au village alors appelé Outlet, plutôt que les bords du Massawippi. S’éloignant légèrement du noyau urbain créé par la famille Merry, dont la maison existe encore en bordure de la pointe du même nom, il acquiert une grande quantité de terres au Nord de ce qui est aujourd’hui la rue Saint-Patrice Ouest.

C’est là que sera érigée par son fils Edwin Ruthven (1844-1893), vers 1875, cette somptueuse demeure surnommée Sunnyside. De style Second Empire avec un toit mansardé et des consoles détaillées, elle impressionne par sa taille et sa tourelle. Son style fut possiblement inspiré d’une autre belle de Magog, au 85 rue Merry Sud, construite en 1867 et connue aujourd’hui comme le Château du Lac.

La poétesse

Dans ce monde de phénoménales beautés paysagères à l’origine de toiles du 19e et de poèmes d’Alfred Desrochers, comme le Mont Orford, il ne faut pas se surprendre qu’E.R. Johnson ait eu pour soeur une poétesse. Helen Mar (1834-1863), bien qu’encore jeune, commença à écrire dans les journaux locaux. Bientôt, ses poèmes alliant religiosité et rapport à l’espace et à la nature eurent un grand succès, jusqu’à être utilisés dans les salles de classes du Canada.

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Des arts de la parole à la danse, le territoire de la MRC de Memphrémagog regorge d'occasions culturelles mémorables à ne pas manquer.